Dix ans plus tard, l'aventure
Solidays continue de fédérer et d'attirer les festivaliers. Ce samedi, près de 70 000 personnes ont assisté à l'ensemble des concerts proposés.
Cali a ouvert le bal dès 15h, entraînant comme de coutume les spectateurs avec un show débridé et généreux. La nigériane
Asa a ensuite littéralement envouté l'auditoire tandis que
MC Solaar offrait de son côté un retour triomphal à son public, après quelques années d'absence. Le duo français AaRON, avec sa pop mélodique et désenchantée, ouvrait alors une parenthèse musicale, avant la suite d'un programme des plus chargés.
Illustre inconnue il y a quelques mois, Yael Naim, accueillie par une ovation, n'a pas eu grand mal à charmer ses fans avec son tube
New Soul, repris en coeur par la foule en totale communion. Une reprise de
Toxic de
Britney Spears, au piano, a également remporté tous les suffrages. L'évènement tant attendu par les festivaliers, le concert des 10 ans, a débuté aux alentours de 23h30, après un discours de
Luc Barruet, président de Solidarité Sida.
Une quinzaine d'artistes se sont alors succédés sur scène dans une ambiance festive, offrant des duos, trios et reprises, aux spectateurs. Grand Corps Malade lançait les hostilités avec son slam,
Mental, titre de circonstance avec la cause défendue par le festival. Asa et Yael Naim ont proposé une version
nu soul tout en finesse de
Stand By Me. Puis
Renan Luce et
Thomas Dutronc ont entonné un coquin
95 fois sur cent de
Georges Brassens.
Didier Wampas a ensuite littéralement mis le feu sur "Ca s'est vraiment toi" de Téléphone avec
Jeanne Cherhal. La transition était toute trouvée pour
Louis Bertignac, qui avec une version rock de
Cendrillon, a ravi l'auditoire. Clou du spectacle, l'arrivée attendue de
NTM, a électrisé l'ensemble du public, avec ses mythiques
Qu'est-ce qu'on attend et
On est encore là. Solidays a réuni près de 130 000 personnes sur l'ensemble de ces trois jours de fête. Le rendez-vous est pris pour une 11e édition, sûrement aussi riche en surprises et émotion.