L'histoire de
Kent remonte à la fin des années 50. Le 31 mars 1957, exactement, quand le petit Hervé voit le jour à la Croix Rousse, à Lyon. C'est d'abord la BD, qu'il dévore. L'âge aidant, il découvre aussi la musique. Second choc, seconde vocation. En 75, Kent et ses potes jouent sous le nom de
Starshooter lors de la fête du lycée Saint-Exupéry de Lyon... Il croise ensuite
Philippe Manoeuvre. Il lui glisse une cassette. Quelques semaines plus tard, Manoeuvre sort une enquête sur la scène punk française avec un petit encadré sur Starshoot'. Dans la foulée, un organisateur de spectacle les invite à faire la première partie d'
Higelin à Grenoble. Dans la salle ce soir là, il y a un certain
Philippe Constantin, grand découvreur de talents. Séduit par les 3 ados, il leur laisse sa carte à la fin du concert. Peu de temps après, il produit leur premier disque chez Pathé Marcony. La suite on la connaît: des centaines de dates, des spectacles épiques, quatre albums, des critiques intriguées et dithyrambiques... Kent décide pourtant de clore l'aventure en 82. Plus il avance, plus il redécouvre
Brel,
Brassens,
Gréco,
Gainsbourg. Après trois albums de transition (
Amours Propres,
Embalao,
Le Mur du Son), il sort
A Nos Amours. Sans un répit, Kent sort l'incontournable
Tous les Hommes (1991), se met à écrire pour
Johnny Hallyday,
Zazie et
Enzo Enzo. En parallèle, Kent, auteur prolixe, engrange les romans (son 4ème,
Quelque Chose de Beau, sort en 1998). Pour le plaisir, il monte un co-récital avec Enzo Enzo. Il enregistre
Nouba avec le producteur américain
Mitchell Froom (1996), puis un album de musique électronique,
Metropolitain, aux climats urbains et futuristes (1998). En l'an 2000, Kent nous revient avec
Cyclone. 2 ans plus tard, il revient avec
Je ne suis qu'une chanson.