C'est en 1978 que les deux britanniques
Paul Humphries et
Andy McCluskey forment à Liverpool
Orchestral Manoeuvres in the Dark. Paul et Andy jouent ensemble depuis le lycée. Ils sont rejoints plus tard en 1980 par
David Holmes au claviers et
Dave Hugues à la batterie. Cette année là, ils sortent leur premier single
Electricity suivit de
Red Frame/White Light et du morceau culte
Enola Gay qui fut à l'époque un tube énorme dans les discothèques londoniennes et qui devient le standard emblématique de la new wave synthétique que pratiquent aussi les français de
Taxi Girl et des anglais de
Human League autre groupe new wave phare des années 80. Le premier album éponyme
OMD fait connaître à un large public sa techno-pop synthétique nettement inspirée de
Kraftwerk groupe légendaire allemand des années 70. Avec l'album
Architecture and Morality qui sort en 1981, le groupe propose une musique plus new wave romantique. Suivent
Dazzle Ships en 1983 et
Junk Culture, l'année suivante. Une propension croissante à l'emphase, notamment dans
The Pacific Age en 1986, plombe le groupe, bientôt déserté par Holmes et Humphries. Après l'échec commercial de
Sugar Tax en 1991, le groupe s'étiole mais Andy McCluskey continue l'aventure OMD en sortant l'album
Liberator en 1993 qui connait hélas le même sort que son prédécesseur. Malgré le succès dévastateur des premiers singles, le groupe tombe dans l'oubli mais connaît pourtant encore un bon succès d'estime auprès des inconditionnels de la new wave, adeptes des synthés bon marché qui ont connu leurs heures de gloire dans les années 80.