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The Album Leaf
Derrière ce nom emprunté à Chopin, et soigneusement choisi pour en assurer une imagerie romantique, se cache discrètement un certain James Lavelle, pianiste classique reconvertit dans les collaborations multiples, à la productivité non capitalistique mais néanmoins prolifique. James à sorti des albums au côté de Tristeza, The Locust, GoGoGo Airheart, Black Heart Procession, de mélancolie funèbre en combustion digitales avancées: des groupes dont la notoriété underground mériterait d'être, à court terme, côtée en bourse sur le marché des monnaies peu courantes. The Album Leaf a commencé en 1999, Jamie y expérimente alors sa sensibilité brian-enoïste, la critique acquiesce. Les albums s'enchaînent sans dérailler, James sprint dans son ascension vers une musique minimaliste. Sigur Ros lui fait alors les yeux doux, l'américain capitule et se délocalise. Il part s'imprégner de la géographie terrestre, mentale et ascensionnelle de l'Islande. In a Safe Place donne à se nourrir de l'émotion vierge d'un créateur caméléon.

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