Ingrédients : contre le souffle froid du silence et la détresse aride de la solitude, Craig Armstrong déploie pudiquement ses notes rondes et éphémères. Grâce à des mélodies, bourgeons de romantisme fébriles, justes, internes, l'émotion n'est pas démonstrative ou putassière, servile au décorum, elle est contenue, en profondeur. Epluché soigneusement, puis mis à nu par des doigts encéphaliques, Craig s'offre dans le son hérissé d'un piano tendre.