Ingrédients : dès la première écoute, Counterfeit² apparait comme une soupape pour son interprète. Une pause dans le brainstorming intense que la firme Depeche Mode doit être pour lui. C'est clair, Martin Gore se fait plaisir, et ce malgré la mélancolie pathologique qui se dégage de ces reprises. De Nick Cave à Bowie en passant par Lou Reed et Brian Eno, Gore impose des nappes électroniques noires et apaisantes sur lesquelles il pose sa voix dilettante et géniale. Reprenant souvent les chansons les moins connues de ses maîtres, il parvient à mettre en lumière leur face cachée... Un disque humble et émouvant.