Ingrédients : privilégiant des sonorités rêches, fuyant tout effet de style, tant vocal que musical, Thalia, servie par l'impeccable Bryce Goggin à la production, pose une voix épuisée sur des guitares langoureuses et des batteries lancinantes, subtilement saupoudrées de quelques touches de trompette, violon et piano. Et dans le feu de cette torpeur, chacune des ces chansons semble renouer avec quelques drames anciens. De quoi rassurer Cat Power et Solex qui se sentiront moins seules dans la grande maison Matador...